Langues des bois

le festival des langues et des miracles
dans le cadre des Nuits des Forêts

Vous voilà accueilli/e/s au Hameau de Parlatges, bien connu depuis plusieurs siècles pour sa source miraculeuse, qui rendrait la parole aux bègues et aux muets.

Vous embarquez pour une écoute d’un brin de littérature, romanesque, poétique ou théâtrale, à haute voix, et surtout, dans sa langue originale. Vous en découvrez les rythmes et les sons, puis le lecteur vous en dit plus sur le sens de ce texte, son auteur, son contexte. Une poignée de minutes. Le temps de reprendre vos esprits et vous voilà déjà reparti pour en entendre un autre. Vos pieds parcourent les ruelles et vos oreilles font le tour de l’Europe.

Et vous revenez place de la Paumèle, où l’on peut boire, manger, acheter des livres et des disques, et surtout échanger, toute la soirée.

Inventée par la Maison d’Europe et d’Orient puis reprise par le réseau européen de traduction Eurodram, cette initiative a pour but de promouvoir la diversité linguistique.

Le Plat de Résistance proposera une buvette et une petite restauration tout au long de l’événement. Information et réservation restauration 06 15 26 52 78.

Vous pouvez arriver à l’heure de votre choix entre 18h et 19h00.

Avec la participation de Roger Assaf (sous réserve), Henri Cartayrades, Aude Foucault, Jutta Fricke, Cedella Hardy Donat, Téo Libardo, Anne Lotthé, Morgane M., Robert Pastor, Vivien Prouvot, Saskia Roche, Elena Vlaicu, Maja Zor…

Une proposition du Théâtre dans la Forêt (Parlatges) en coproduction avec la Maison d’Europe et d’Orient (Paris), dans le cadre des Nuits des Forêts.

Le Hameau de Parlatges se trouve entre Saint-Etienne de Gourgas et Saint-Pierre de la Fage.

Information 07 83 88 31 39.
Sortie au chapeau.

Le Théâtre dans la Forêt à Parlatges est soutenu par le ministère de la Culture (DRAC Occitanie), le ministère de la Vie associative (DRAJES) et le département de l’Hérault.

Soirée iranienne

À l’occasion de la parution de Les Vieilles Filles, d’Ali Shams, traduit du persan par Fahimeh Najmi, préface de Jonathan Châtel, aux éditions l’Espace d’un instant.
Rencontre et dialogue avec Michel Simonot (écrivain, metteur en scène, et sociologue), Ali Shams (auteur dramatique, sous réserve), Jonathan Châtel (metteur en scène et professeur en études théâtrales à l’université de Louvain), et Fahimeh Najmi (chercheuse associée à l’Université Paris 8 et traductrice), modérée par Dominique Dolmieu (fondateur de la Maison d’Europe et d’Orient).
Présenter le présent d’un pays pris dans l’engrenage des troubles sociaux, des revendications des femmes, des guerres, etc., c’est le pari risqué de Ali Shams, l’auteur dramatique iranien, dans Les Vieilles Filles. Afin de marquer la publication de la traduction française de cette pièce qui témoigne de la vivacité du théâtre contemporain en Iran, pourtant si malmené ces derniers temps, une table ronde sera organisée au Petit-Odéon.
La rencontre sera enrichie par la lecture d’extraits de la pièce par Franck Lacroix.

Les actions accomplies selon les ordres enregistrés sur les cassettes audio constituent l’essentiel de la journée spéciale de fête d’anniversaire durant laquelle les vieilles filles, toutes des sœurs, isolées et sans vrais rapports avec le monde des vivants, idolâtrent leur père mort il y a des années. Mais, la nuit, c’est une autre histoire. Dans Les Vieilles Filles, sous forme d’un récit linéaire et en apparence simple – et pourtant impossible à mettre en scène ou à publier même sous le manteau en Iran dans l’état actuel des choses –, Ali Shams propose une allégorie de son pays à notre époque en décrivant une situation figée, paralysée et grotesque dans laquelle les habitants se trouvent coincés.

Ali Shams est né en 1985 à Arak (Iran). Diplômé en cinéma, théâtre et arts du spectacle de l’université Sapienza de Rome, il est l’auteur de plus d’une quinzaine de pièces, mises en scène pour la plupart par lui-même. En 2024, sa pièce Odyssée persane a été présentée à Paris mais, après avoir publié ses textes sans passer par le bureau de la censure, il lui a été interdit de quitter le territoire iranien. Depuis, Ali Shams a ouvert la Maison du Théâtre Shams dans un quartier populaire de Téhéran. Il fait par ailleurs partie des metteurs en scène qui, en écho aux tumultes qui ont secoué l’Iran après la mort de Mahsa Amini, ont déclaré refuser désormais de contraindre les actrices à porter le foulard pour qu’elles puissent monter sur scène.

https://parlatges.org/categorie-produit/territoire/iran/


Sortie de résidence de Claire Gatineau

La résidence à Parlatges s’est passée entre intérieur et extérieur, entre écriture théâtrale et prises de son dans les paysages qui l’entourent, pour aboutir à une création constituée de ces deux médiums.

Durant cette seconde résidence, une fiction s’est étoffée un peu plus.

Un groupe est amené à traverser une forêt, une zone de plus en plus blanche qui les coupera progressivement de leurs émetteurs habituels. La parole deviendra plus silencieuse. Une fois le langage évidé de tous les mots de trop, il laissera la place au son et à l’écoute.

Lecture avec Claire Gatineau, Dominique Dolmieu, Naomi Viollet et Thaïs Yung Salel.

Claire Gatineau exerce dans plusieurs domaines artistiques. L’écriture, le dessin, la peinture ainsi que dans le domaine du son, la réalisation radiophonique, l’édition et la production. Elle prend un grand plaisir à faire se rencontrer ces différents types de narration dans une même œuvre.
Elle a longtemps consacré son écriture à la scène. Depuis quelques années, elle la destine le plus souvent à une lecture silencieuse ou à la création radiophonique.

Libre participation aux frais.
Informations et réservation au 07 83 88 31 39.
NB : Parking difficile devant le lieu, préférer celui derrière la cathédrale puis cinq minutes à pied via le pont sur la Soulondre.

Proposition du Théâtre dans la Forêt, en partenariat avec la Maison d’Europe et d’Orient.
Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International (WBI) et la Communauté de Communes du Lodévois & Larzac (CCLL).

78* ans de fragments


Lecture publique de 78* ans de fragments, de Hannah Khalil,
traduit de l’anglais par Ronan Mancec, par les apprenti.e.s du Studio | ESCA).
Mise en lecture Abigaëlle Janssens-Rivallain et Nicolas Dépée-Martin.

76* ans de fragments est une pièce éclatée en de multiples scènes éparpillées dans le temps : elle prend racine dans l’année 1948 et la création de l’État d’Israël en Palestine sous mandat britannique, et voyage jusqu’à aujourd’hui. L’astérisque du titre invite à mettre à jour, à chaque utilisation de la pièce, le nombre d’années depuis le début de l’occupation israélienne. Chacun des fragments met en lumière des personnages palestiniens pris dans leurs rêves, leurs frustrations, la drôlerie et la cruauté de leurs situations. La pièce procède par effet papillon, réminiscences et leitmotivs. Les fragments ont tous pour arrière-plan le déchirement du territoire, les vies et les familles séparées hier et aujourd’hui, et racontent la difficulté de vivre en paix avec soi et avec les autres.

Hannah Khalil est née à Londres en 1977 d’une mère irlandaise et d’un père palestinien. Elle a été autrice associée au Shakespeare’s Globe Theatre, la première femme d’origine arabe à avoir un texte créé par la Royal Shakespeare Company, et élue à la Royal Society of Literature en 2022. Ses textes ont été représentés notamment au Théâtre national d’Écosse et mis en ondes sur la BBC. Scenes from 68* years, créé au théâtre Arcola de Londres en 2016, a été finaliste du prestigieux prix littéraire James-Tait-Black, et a rencontré un large succès critique et public.

https://www.studio-asnieres.com/saison/lectures-publiques-autour-de-lecriture-contemporaine

Claire Gatineau en résidence

Dans l’objectif de poursuivre la collaboration avec Claire Gatineau, le Théâtre dans la Forêt accueille Claire pour une seconde période de 3 semaines afin de poursuivre l’écriture du travail démarré l’an passé.

Claire Gatineau exerce dans plusieurs domaines artistiques. L’écriture, le dessin, la peinture ainsi que dans le domaine du son, la réalisation radiophonique, l’édition et la production. Elle prend un grand plaisir à faire se rencontrer ces différents types de narration dans une même œuvre.
Elle a longtemps consacré son écriture à la scène. Depuis quelques années, elle la destine le plus souvent à une lecture silencieuse ou à la création radiophonique.

16 avril à 18h30 : Lecture performée : Debout sur le toit

29 avril à 19h : Documentaire-fiction sonore : 2000 mètres

5 mai à 19h : Sortie de résidence : Sortie de résidence

En partenariat avec la Maison d’Europe et d’Orient, le Librairie un point un trait.
Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International (WBI), de la Communauté de Communes du Lodévos & Larzac.

Lundi en coulisse

La Maison, d’Aliye Ummanel, traduit du turc par Selin Altiparmak (éditions l’Espace d’un instant), sera lue dans la cadre de l’invitation d’Artcena aux Lundi en coulisse à Lyon, une initiative de Ghislaine Drahy et du Théâtre Narration.

Au chevet de Beyrouth

Lecture rencontre avec Roger Assaf.

Vous avez dit poète?

L’inspiration est une évidence au même titre que le pacte d’innocence qui lie l’enfant et le monde. Elle est aussi réelle que le souffle du vent ou le voyage d’un rayon de lumière. L’homme qui la reçoit subit son alchimie qui fait de toute déchirure une renaissance et de toute inquiétude une espérance.

Voir de près les décombres d’un lieu qui était habité par des hommes et a été détruit par d’autres hommes est une expérience que ni les photographies ni les télévisions ne peuvent retransmettre. Car l’émotion qu’elle procure est « entée » sur celle des hommes qui y vivaient. Sur les images que nous voyons se superposent alors celles de tout ce qui a disparu, invisible pour nous, mais que ces hommes-là voient encore. Images d’une vie devenue invisible, diffusées confusément par des visages hébétés, des mains agitées, des voix déchiquetées… La « paix » prochaine, injuste comme tous les traités de paix dictés par les plus forts, voudra « opacifier » ces images, mais y parviendra-t-elle?

Roger Assaf, né à Beyrouth en 1941, poète et homme de théâtre, est une légende vivante de la scène culturelle libanaise et un ardent défenseur de la cause palestinienne. Il a été récemment accueilli en résidence aux Treize-Vents à Montpellier par Occitanie Livre et Lecture, et ses textes sont publiés aux éditions L’Espace d’un instant (Parlatges).

La rencontre sera suivie d’un concert de Palestine sur scène :

Une coréalisation Théâtre dans la Forêt / ARAC / AFPS.

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