À l’occasion de la parution de Les Vieilles Filles, d’Ali Shams, traduit du persan par Fahimeh Najmi, préface de Jonathan Châtel, aux éditions l’Espace d’un instant.
Rencontre et dialogue avec Michel Simonot (écrivain, metteur en scène, et sociologue), Ali Shams (auteur dramatique, sous réserve), Jonathan Châtel (metteur en scène et professeur en études théâtrales à l’université de Louvain), et Fahimeh Najmi (chercheuse associée à l’Université Paris 8 et traductrice), modérée par Dominique Dolmieu (fondateur de la Maison d’Europe et d’Orient).
Présenter le présent d’un pays pris dans l’engrenage des troubles sociaux, des revendications des femmes, des guerres, etc., c’est le pari risqué de Ali Shams, l’auteur dramatique iranien, dans Les Vieilles Filles. Afin de marquer la publication de la traduction française de cette pièce qui témoigne de la vivacité du théâtre contemporain en Iran, pourtant si malmené ces derniers temps, une table ronde sera organisée au Petit-Odéon.
La rencontre sera enrichie par la lecture d’extraits de la pièce par Franck Lacroix.
Les actions accomplies selon les ordres enregistrés sur les cassettes audio constituent l’essentiel de la journée spéciale de fête d’anniversaire durant laquelle les vieilles filles, toutes des sœurs, isolées et sans vrais rapports avec le monde des vivants, idolâtrent leur père mort il y a des années. Mais, la nuit, c’est une autre histoire. Dans Les Vieilles Filles, sous forme d’un récit linéaire et en apparence simple – et pourtant impossible à mettre en scène ou à publier même sous le manteau en Iran dans l’état actuel des choses –, Ali Shams propose une allégorie de son pays à notre époque en décrivant une situation figée, paralysée et grotesque dans laquelle les habitants se trouvent coincés.
Ali Shams est né en 1985 à Arak (Iran). Diplômé en cinéma, théâtre et arts du spectacle de l’université Sapienza de Rome, il est l’auteur de plus d’une quinzaine de pièces, mises en scène pour la plupart par lui-même. En 2024, sa pièce Odyssée persane a été présentée à Paris mais, après avoir publié ses textes sans passer par le bureau de la censure, il lui a été interdit de quitter le territoire iranien. Depuis, Ali Shams a ouvert la Maison du Théâtre Shams dans un quartier populaire de Téhéran. Il fait par ailleurs partie des metteurs en scène qui, en écho aux tumultes qui ont secoué l’Iran après la mort de Mahsa Amini, ont déclaré refuser désormais de contraindre les actrices à porter le foulard pour qu’elles puissent monter sur scène.
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