Debout sur le toit

Lecture performée de Claire Gatineau en résidence au Théâtre dans la Forêt

Dans une ville jamais nommée qu’elle arpente, à la manière des situationnistes, une jeune femme décide qu’il est temps pour elle de mettre fin à cette errance. Le point d’ancrage sera une petite maison dans un quartier cosmopolite. Est-ce ici ? Est-ce maintenant ? Est-ce ainsi ? Les doutes sont peu de choses face à la nécessité : elle élève seule son enfant, avec l’écriture comme viatique. Or l’installation dans cette maison devient une aventure, car la maison fatiguée exige d’être réparée, apprivoisée. Et le quartier s’annonce comme un défi supplémentaire.
Par petites touches s’esquisse le portrait d’une femme déterminée qui affronte la nécessité, lutte pour exister et se tenir debout, quitte à grimper sur le toit pour réparer, trancher, écoper. Pour se donner du courage, elle convoque ses figures tutélaires : un père architecte, ses grands-mères
Hibou et Dragon, des silhouettes entrevues en rêve.
Entre exploration et introspection, Debout sur le toit tisse un récit d’ancrage, un chant intime et poétique fait de fragments où l’espace et le temps se confondent, laissant affleurer une mémoire éclatée, vivante.


Claire Gatineau exerce dans plusieurs domaines artistiques. L’écriture, le dessin, la peinture ainsi que dans le domaine du son, la réalisation radiophonique, l’édition et la production. Elle prend un grand plaisir à faire se rencontrer ces différents types de narration dans une même œuvre.
Elle a longtemps consacré son écriture à la scène. Depuis quelques années, elle la destine le plus souvent à une lecture silencieuse ou à la création radiophonique.

En partenariat avec Wallonie-Bruxelles International.

Langues des bois

Inventée par la Maison d’Europe et d’Orient puis reprise par le réseau européen de traduction Eurodram, cette initiative a pour but de promouvoir la diversité linguistique. Elle a pour cadre le hameau de Parlatges, connu depuis plusieurs siècles pour sa source miraculeuse, qui rendrait la parole aux bègues et au muets.

Le public est accueilli place de la Paumèle, organisée en un pôle convivial, où l’on peut boire, manger et surtout échanger. Chaque personne, ou chaque petit groupe en cas d’affluence trop importante, tire au sort un numéro de poste. On lui indique alors où se trouve ce poste : soit dans un coin abrité à l’extérieur, soit chez l’habitant. Dans tous les cas un endroit situé à proximité et facilement accessible.

Sur le poste, un lecteur attend la personne ou le petit groupe. Sans donner aucune précision préalable, il procède à la lecture à voix haute d’un texte court, dans sa langue originale, autre que le français, lui permettant de découvrir le son et le rythme de cette langue. Ensuite, il peut alors donner quelques explications : de quelle langue s’agit-il, qu’est-ce que raconte le texte, qui est son auteur. L’ensemble ne doit pas durer plus de cinq minutes. A la fin de la session, la personne ou le petit groupe retourne sur la place pour tirer un nouveau numéro.

Dans le cadre des Nuits des Forêts.
Avec la participation de Roger Assaf, Jacopo Faravelli, Aude Foucault, Anne Lotthé, Morgane M., Ayda-Su Nuroglu, Robert Pastor… (en cours).

78* ans de fragments


Lecture publique de 78* ans de fragments, de Hannah Khalil,
traduit de l’anglais par Ronan Mancec, par les apprenti.e.s du Studio | ESCA).
Mise en lecture Abigaëlle Janssens-Rivallain et Nicolas Dépée-Martin.

76* ans de fragments est une pièce éclatée en de multiples scènes éparpillées dans le temps : elle prend racine dans l’année 1948 et la création de l’État d’Israël en Palestine sous mandat britannique, et voyage jusqu’à aujourd’hui. L’astérisque du titre invite à mettre à jour, à chaque utilisation de la pièce, le nombre d’années depuis le début de l’occupation israélienne. Chacun des fragments met en lumière des personnages palestiniens pris dans leurs rêves, leurs frustrations, la drôlerie et la cruauté de leurs situations. La pièce procède par effet papillon, réminiscences et leitmotivs. Les fragments ont tous pour arrière-plan le déchirement du territoire, les vies et les familles séparées hier et aujourd’hui, et racontent la difficulté de vivre en paix avec soi et avec les autres.

Hannah Khalil est née à Londres en 1977 d’une mère irlandaise et d’un père palestinien. Elle a été autrice associée au Shakespeare’s Globe Theatre, la première femme d’origine arabe à avoir un texte créé par la Royal Shakespeare Company, et élue à la Royal Society of Literature en 2022. Ses textes ont été représentés notamment au Théâtre national d’Écosse et mis en ondes sur la BBC. Scenes from 68* years, créé au théâtre Arcola de Londres en 2016, a été finaliste du prestigieux prix littéraire James-Tait-Black, et a rencontré un large succès critique et public.

https://www.studio-asnieres.com/saison/lectures-publiques-autour-de-lecriture-contemporaine

Lundi en coulisse

La Maison, d’Aliye Ummanel, traduit du turc par Selin Altiparmak (éditions l’Espace d’un instant), sera lue dans la cadre de l’invitation d’Artcena aux Lundi en coulisse à Lyon, une initiative de Ghislaine Drahy et du Théâtre Narration.

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