76* ans de fragments


Lecture publique de 76* ans de fragments,
de Hannah Khalil, traduit de l’anglais par Ronan Mancec, par les apprenti.e.s du Studio | ESCA). Mise en lecture Abigaëlle Janssens-Rivallain et Nicolas Dépée-Martin.

76* ans de fragments est une pièce éclatée en de multiples scènes éparpillées dans le temps : elle prend racine dans l’année 1948 et la création de l’État d’Israël en
Palestine sous mandat britannique, et voyage jusqu’à aujourd’hui.
L’astérisque du titre invite à mettre à jour, à chaque utilisation de la
pièce, le nombre d’années depuis le début de l’occupation israélienne.
Chacun des fragments met en lumière des personnages palestiniens pris
dans leurs rêves, leurs frustrations, la drôlerie et la cruauté de leurs
situations. La pièce procède par effet papillon, réminiscences et
leitmotivs. Les fragments ont tous pour arrière-plan le déchirement du
territoire, les vies et les familles séparées hier et aujourd’hui, et
racontent la difficulté de vivre en paix avec soi et avec les autres.

Hannah Khalil est née à
Londres en 1977 d’une mère irlandaise et d’un père palestinien. Elle a
été autrice associée au Shakespeare’s Globe Theatre, la première femme
d’origine arabe à avoir un texte créé par la Royal Shakespeare Company,
et élue à la Royal Society of Literature en 2022. Ses textes ont été
représentés notamment au Théâtre national d’Écosse et mis en ondes sur
la BBC. Scenes from 68* years, créé au théâtre Arcola de
Londres en 2016, a été finaliste du prestigieux prix littéraire
James-Tait-Black, et a rencontré un large succès critique et public.

https://www.studio-asnieres.com/saison/lectures-publiques-autour-de-lecriture-contemporaine/

Lundi en coulisse

La Maison, d’Aliye Ummanel, traduit du turc par Selin Altiparmak (éditions l’Espace d’un instant), sera lue dans la cadre de l’invitation d’Artcena aux Lundi en coulisse à Lyon, une initiative de Ghislaine Drahy et du Théâtre Narration.

Au chevet de Beyrouth

Lecture rencontre avec Roger Assaf.

Vous avez dit poète?

L’inspiration est une évidence au même titre que le pacte d’innocence qui lie l’enfant et le monde. Elle est aussi réelle que le souffle du vent ou le voyage d’un rayon de lumière. L’homme qui la reçoit subit son alchimie qui fait de toute déchirure une renaissance et de toute inquiétude une espérance.

Voir de près les décombres d’un lieu qui était habité par des hommes et a été détruit par d’autres hommes est une expérience que ni les photographies ni les télévisions ne peuvent retransmettre. Car l’émotion qu’elle procure est « entée » sur celle des hommes qui y vivaient. Sur les images que nous voyons se superposent alors celles de tout ce qui a disparu, invisible pour nous, mais que ces hommes-là voient encore. Images d’une vie devenue invisible, diffusées confusément par des visages hébétés, des mains agitées, des voix déchiquetées… La « paix » prochaine, injuste comme tous les traités de paix dictés par les plus forts, voudra « opacifier » ces images, mais y parviendra-t-elle?

Roger Assaf, né à Beyrouth en 1941, poète et homme de théâtre, est une légende vivante de la scène culturelle libanaise et un ardent défenseur de la cause palestinienne. Il a été récemment accueilli en résidence aux Treize-Vents à Montpellier par Occitanie Livre et Lecture, et ses textes sont publiés aux éditions L’Espace d’un instant (Parlatges).

La rencontre sera suivie d’un concert (information à venir).

Une coréalisation Théâtre dans la Forêt / Foyer rural de Lauroux, dans le cadre du Printemps des Poètes.

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